Contrat de ville métropolitain 2015-2020

cropped-couverture1-e14894030686172.jpg

Intervention de Claire le Franc

Conseil de la métropole du 29 juin 2015

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce  nouveau  contrat  de  ville,  à travers l’ensemble des actions qu’il contient, des  thématiques qu’il développe, est un acte important  pour notre collectivité mais surtout pour les quartiers populaires et leurs habitants.

Ce contrat a été élaboré à la fois dans un processus de continuité par rapport au contrat urbain de cohésion sociale mais aussi dans un contexte de mutation institutionnelle importante, l’application de la loi Lamy et de la nouvelle géographie prioritaire de l’Etat, une nouvelle collectivité et de nouvelles compétences pour la Métropole et, parallèlement à cela, une crise économique et sociale qui perdure et fragilise encore plus fortement les plus vulnérables et notamment es habitants de ces quartiers.

Ce contrat est, quelque part, une première étape du travail à mettre en œuvre et des enjeux forts sont encore devant nous comme les enjeux de définition collective de la politique de solidarité de la Métropole en direction de ces quartiers populaires et de ces habitants. Les nouvelles compétences de la Métropole, leur articulation avec, justement, la politique de la ville font pleinement sens à la création de notre collectivité ; il en va bien sûr des politiques  d’emploi-insertion  mais  aussi  des  questions  de  déplacements,  de  logements,  de  handicap  et  bien d’autres encore.

Le droit commun de tous est effectivement à mobiliser ou aussi à savoir faire évoluer puisque, depuis dix ans, on parle  toujours  du  droit  commun  mais  des  expérimentations  sont  toujours  en  cours  et  ne  trouvent  pas  de débouchés alors qu’elles sont dites « intéressantes ». Donc un deuxième enjeu est face à nous : comment  fait-on évoluer ce que l’on appelle le droit commun ?

Enjeu également -et cela a été évoqué- dans la question de la gouvernance et donc dans la mise en œuvre de ce contrat. Sur ce territoire, la politique de la ville a toujours été une politique partagée, partenariale, entre l’Etat, le Grand Lyon et les communes. C’est ce qui a fait sa force.

Aujourd’hui,  pour  faire  sens  localement,  à  travers  les  avenants  locaux  que  nous  avons  évoqués  mais  surtout pour et avec les habitants, cette gouvernance partagée doit demeurer et pourrait faire partie, par exemple, du pacte de cohérence métropolitain.

Il nous reste également à définir ensemble les modalités partenariales du suivi de ce contrat, notamment le volet qualitatif ;  par  exemple,  comment  améliorer  ensemble  les  programmations  annuelles  croisées  de  toutes  les institutions ou collectivités qui allouent en cours d’année -en ce moment par exemple- leurs financements aux associations,  aux  acteurs  de  terrain,  ce  qui  ne  leur  procure  pas  une  lisibilité  financière  régulière  puisque  les actions sont engagées depuis le début de l’année.

Tout cela est encore un travail devant nous pour que la politique de la ville et ses acteurs soient reconnus et trouvent leur juste place dans la cohésion sociale que nous souhaitons tous.

Je vous remercie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s