Musée des Confluences – Approbation des statuts

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Intervention de Loïc Chabrier

Conseil de la métropole du 23 mars 2015

Monsieur le Président, chers collègues,

Tout a été dit sur le musée des Confluences, tant en termes de longueur des travaux et de coût de ceux-ci, donc je pense que le temps de la polémique est peut-être maintenant terminé.

Il faut voir l’avenir et le potentiel que peut amener une telle institution culturelle pour notre Métropole, institution qui a été inaugurée -je le rappelle- le 19 décembre et dont la Métropole a récupéré bien évidemment la compétence au 1er janvier.

A ce stade, les résultats ont été évoqués par d’autres intervenants avant moi et sont encourageants. Il y a sans doute l’effet nouveauté, l’effet d’ouverture mais les chiffres montrent que le public est au rendez-vous puisque sur les 500 000 visiteurs en prévisionnel attendu pour cette année, à la fin février, la fréquentation s’élevait à environ 220 000 visiteurs. Parmi eux, plus de 80 % viennent de la région Rhône-Alpes mais les visiteurs en provenance des autres régions de France et des pays de l’Union européenne commencent à arriver.

Donc nul doute que l’avenir nécessitera d’exploiter le formidable potentiel touristique qu’offre la Métropole lyonnaise, notamment évidemment à travers les événements culturels qui ont déjà lieu, je pense notamment au festival Lumière, je pense aussi aux Biennales de la danse et d’art contemporain et bien sûr la fête des Lumières pour le 8 décembre, sans oublier -vous y avez fait illusion tout à l’heure, monsieur le Président-, l’opportunité qu’offre également l’Euro 2016 en termes de déversement d’une nouvelle manne touristique assez exceptionnelle sur Lyon.

Il faudra aussi que les tour-opérateurs -cela a été évoqué- puissent l’intégrer dans leurs programmes de visites ; et je pense notamment à l’opportunité qui est offerte avec le potentiel du tourisme fluvial sur Lyon. Les collègues ne le savent peut être pas tous mais Lyon est la deuxième Métropole en Europe pour les croisières fluviales, après Budapest ; et c’est vrai que les touristes en croisière chaque année sont de plus en plus nombreux. Donc c’est là, monsieur Boudot, je suis désolé mais le lieu d’implantation du musée des Confluences a évidemment toute sa pertinence par rapport à ce type d’activité touristique.

Au-delà du potentiel du développement, on notera bien évidemment le volet pédagogique : même si, pour faciliter l’ouverture, les scolaires ont dû caler les premières visites, il est à noter que l’agenda des réservations est presque rempli pour les mois à venir. Et il faut insister, sur le plan du succès, sur la vocation sociale du musée parce qu’à ce jour, près de 40 % des billets qui ont été donnés concernent essentiellement des jeunes de moins de dix-huit ans et des demandeurs d’emplois ou des allocataires du RSA. Donc il y a bien une vocation sociale à ce musée qui a pour but de diffuser la culture et l’accès à la culture pour tous.

Ce bilan est encourageant et vient ainsi conforter la vocation généraliste  du  musée  des  Confluences  qui  peut,  pour  Lyon, avoir le même impact qu’a eu la fondation Guggenheim par exemple pour la ville de Bilbao.

Néanmoins, les élus qui seront désignés au sein du conseil d’administration devront être vigilants sur un certain point et notamment  sur  l’impératif  de  la  diversification  des  recettes, d’autant plus utile dans le contexte de raréfaction de la dépense publique. Dans le budget prévisionnel qui a été présenté en commission éducation, culture, patrimoine et sport, il a été annoncé une part de mécénat relativement modeste pour débuter.

Nul doute que, dans les années à venir, cet objectif de mécénat devra être beaucoup plus ambitieux et nettement plus porté à la hausse, d’autant plus que nous avons, dans la Métropole, des exemples assez significatifs : le mécénat de la Biennale de la danse ou celui du festival Lumière s’élève à peu près à environ un quart des recettes totales.

Donc, pour conclure, les élus désignés au sein du conseil d’administration joueront leur rôle pour porter bien évidemment la parole de la Métropole mais nul doute que cette nouvelle institution phare ne peut que renforcer l’image culturelle et touristique de Lyon mais que son exploitation nécessitera d’autres efforts que la simple subvention au public.

Donc nous voterons bien évidemment cette délibération.

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