Programme d’action économique 2016-2021 de la Métropole

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Intervention de Jean-Paul Bret

Conseil de la métropole du 19 septembre 2016

Monsieur le Président, chers collègues,

Le programme d’action économique 2016-2017 de la métropole, qui nous est soumis aujourd’hui, s’inscrit dans la continuité de la politique volontariste menée depuis de nombreuses années par la communauté urbaine sur le plan économique.

Il est aussi le fruit d’un travail conséquent et d’un diagnostic construit à plusieurs.

Le Grand Lyon a fait preuve de beaucoup de dynamisme en matière de développement économique aidé en cela par sa situation géographique, démographique et par le dynamisme propre de plusieurs villes, en particulier celles situées à l’est.

Même si la désindustrialisation ne nous a pas épargné, nous restons la plus industrielles des grandes aires urbaines françaises, avec 18% des emplois et des filières d’excellence et des clusters de renommée internationale.

Il faut évidemment souligner le dynamisme universitaire que nous accompagnons vigoureusement à travers plusieurs dispositifs conséquents comme le contrat de plan état-région, le programme d’investissement d’avenir  et plus largement le schéma de développement universitaire.

Sans oublier le soutien que nous apportons à la constitution d’une grande Université de Lyon mettant en synergie les universités existantes, les grandes écoles et les instituts de recherche.

La recherche et l’innovation trouve un terrain fertile dans notre métropole qui constitue le premier pôle de recherche et d’enseignement supérieur de France après Paris.

C’est un des enjeux majeurs pour les prochaines années.

Aujourd’hui notre agglomération se trouve au cœur de mutations sectorielles fortes: les créations d’activité se concentrent en priorité dans les services aux entreprises, la finance et l’immobilier.

La tertiarisation de l’économie s’accompagne ainsi par l’élévation des niveaux de qualification, les cadres et les professions intermédiaires sont au plus près des emplois qu’offre la métropole aujourd’hui.

Ces évolutions ne doivent pas nous faire oublier les plus fragiles et les plus durablement évincés du marché du travail.

Il ne faut pas oublier que fin 2015, le taux de chômage sur le territoire de la métropole  de 12,1%, restait supérieur à la moyenne nationale de 11,6% et qu’aujourd’hui près de 15% de la population de la métropole vit sous le seuil de pauvreté.

Le modèle économique que nous souhaitons pour le territoire métropolitain doit combattre cette réalité.

 Aussi, il ne s’agit seulement de s’inscrire dans les évolutions économiques à l’œuvre comme la tertiarisation ou l’internationalisation, mais de voir quelles actions de soutien notre collectivité peut avoir dans ce domaine avec un vrai impact sur l’emploi et le développement local.

Autrement dit, le développement et l’innovation économique doivent aller de pair avec l’innovation sociale.

 L’innovation sociale doit faire aussi partie de notre ambition pour ce programme métropolitain de développement économique.

Le secteur de l’économie sociale et solidaire n’est pas un supplément d’âme.

Outre la part importante qu’il représente sur le marché de l’emploi, il correspond souvent à une façon de faire de l’économie plus inclusive, plus coopérative, plus soutenable, et donc plus à même de tisser du lien social sur le territoire.

A Villeurbanne, avec le quartier St Jean, nous nous sommes portés candidat au sein de la métropole pour devenir un territoire zéro chômeur de longue durée.

L’objectif de cette expérimentions de 5 ans est de permettre de réinsérer dans l’emploi des chômeurs de longue durée.

Concrètement , il s’agit sur un territoire de réinjecter toute les dépenses publiques destinées aux chômeur de longue durée dans la création d’activités nouvelles et non concurrentes des activités existantes en s’appuyant sur les compétences des personnes privées d’emploi.

Nous souhaitons un engagement clair de la métropole à ce sujet, d’autant plus que cela ne génère aucune dépense nouvelle.

Tout cela pour dire aussi que les communes restent une échelle pertinente pour agir et une échelle de référence pour les habitants.

Je terminerai mon propos en évoquant les nécessaires ambitions qui doivent être les nôtres en matière d’économie circulaire.

Il  y a aujourd’hui un véritablement enjeu à ce que la Métropole soit innovante et favorise les entreprises spécialisées dans les écoactivités comme celles liées au traitement des eaux et des déchets.

Le territoire fourmille d’initiatives pour faire entrer la collectivité dans l’ère de la réduction massive des déchets. Un véritable accompagnement de la métropole envers ces initiatives devra être mis en place.

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