Système de vidéoprotection dans les parcs de Lacroix-Laval et de Parilly

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Intervention de Jean-Paul Bret

Conseil de la métropole du 30 mai 2016

Monsieur le Président, chers collègues,

Cette délibération porte sur l’installation d’un réseau de 37 caméras de vidéoprotection au sein des parcs de Lacroix-Laval et de Parilly.

Ces deux parcs publics, implantés sur le territoire de plusieurs communes (Marcy l’étoile et Charbonnière pour Lacroix-Laval, Vénissieux et Bron pour Parilly) sont des espaces ouverts au public, dont l’entretien et la conservation relève de la métropole de Lyon.

Pour autant, le pouvoir de police qui s’applique continue de relever des maires des communes d’implantation.

On peut donc s’interroger sur la compétence de la métropole quant au dépôt d’une demande d’implantation d’un tel réseau et sur le principe, regretter que l’avis des maires des communes concernées ne figure même pas explicitement dans le projet de délibération.

Nous n’avons pas d’a priori idéologique ou de principe par rapport à l’installation ou non de systèmes de vidéoprotection ou de vidéosurveillance.

Sur le territoire de Villeurbanne, nous y avons procédé dans des lieux précis (types parkings), clairement délimités et là où des études préalables nous avait conduits à retenir cette installation.

A l’opposé dans la plus grande partie de l’espace public que sont les rues et les places, les mêmes études préalables, l’analyse des coûts comparatifs tant en  investissement qu’en fonctionnement, ne nous ont pas conduit à faire aujourd’hui ce choix.

Si la vidéoprotection est incontestablement un moyen supplémentaire d’élucidation – mais il est loin d’être le seul et la solution miracle – ses résultats en matière de protection préventive, qui justifie pourtant son nom, sont beaucoup plus sujets à caution, à interrogations légitimes et rationnelles  et au doute qui est tout simplement celui de la raison.

Pour avoir évoqué à plusieurs reprises cette question au sein du Forum des maires pour la sécurité, les constats et les avis sont nuancés et partagés quant aux résultats obtenus, et l’efficacité supposée.

Plusieurs études indépendantes, universitaires et scientifiques vont d’ailleurs dans ce sens. Une étude de la chambre régionale des comptes avait pointé il y a quelques années l’absence de résultats significatifs.

Dans la mesure où cette délibération ne concerne que des espaces appartenant à la Métropole et dont le caractère clairement délimité en fait des cas particuliers, nous la voterons.

Pour autant, cette délibération n’indique ni le traitement qui sera fait des images, seront-elles renvoyées sur un Centre de surveillance urbain (csu) et si oui lequel,  ni le coût de fonctionnement du réseau.

On peut s’étonner de son caractère lapidaire, le côté très sommaire de l’exposé des motifs – je rappelle que la loi sur la vidéoprotection demande que le système mis en place réponde à des objectifs évaluables, disposition renforcée de manière explicite par le Conseil constitutionnel.

Autant d’imprécisions qui nous incite à faire preuve une grande vigilance dans les suites de cette délibération.

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