Service départemental métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS) – Avis de la Métropole de Lyon sur le projet de schéma d’analyse et de couverture des risques

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Intervention de Gilbert-Luc Devinaz

Conseil de la métropole du 18 septembre 2017

 

Monsieur le Président, Mesdames, messieurs,

Le groupe La Métropole Autrement soutiendra l’avis favorable donné au projet de schéma d’analyse et de couverture des risques du service départemental métropolitain d’incendie et de secours.

Cette délibération m’offre d’abord  l’occasion de saluer l’action des sapeurs-pompiers. Chaque année, ce sont près de 100 000 interventions qui sont réalisées par les sapeurs-pompiers qu’ils soient professionnels ou volontaires.

Notre groupe donnera donc un avis favorable à ce projet de schéma pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le SACR offre un panorama exhaustif du contexte en matière de sécurité civile sur notre territoire. Ensuite, ce document stratégique souligne la faculté du SDMIS à anticiper les risques qu’ils soient majeurs et quotidiens, pour  adapter en permanence ses réponses. Et cela relève parfois de la gageure.

Le SDMIS doit ainsi ajuster une organisation imposante, présente sur tout le territoire – on parle ici de près de 5000 personnes et plus de 120 centres de secours sur le département. De plus, ce schéma consacre la recrudescence des risques sociétaux, notamment du risque d’attentat de masse. Mais, et c’est toute la difficulté, un risque nouveau ne remplace pas un risque ancien, il s’y ajoute. Le SDMIS doit ainsi faire face à des risques nouveaux sans négliger les risques anciens tout en anticipant les risques encore non connus.

Ce document de grande qualité, je le répète, soulève plusieurs questions que je vais évoquer rapidement.

La loi de modernisation de la sécurité civile nous oblige à réaliser des exercices tous les 3 ans pour les sites Seveso. Compte tenu de leur forte densité sur notre territoire, 31 sites pour mémoire, ce sont près d’une dizaine d’exercices qui sont réalisés par an. Pour le mois en cours, ce ne sont pas moins de 8 exercices qui seront réalisés. Cela pose la question de la difficulté concrète à mobiliser, à intervalles réguliers, plusieurs institutions, des centaines de fonctionnaires pour des exercices tous nécessaires.

Je souhaitais également aborder une question qui dépasse notre collectivité et le débat d’aujourd’hui. Il s’agit de l’obsolescence du réseau national d’alerte. Vieillissant et conçu pour répondre en cas d’attaque aérienne à l’aide de sirènes, il mérite une modernisation qu’un rapport sénatorial de juin dernier a bien mise en évidence.

Enfin, je conclurai sur l’un des axes majeurs de la stratégie du SDMIS, celui de la contribution active des citoyens. Le thème de la culture de la sécurité a émergé ces dernières années à la suite des attentats majeurs commis sur notre territoire. Elle est évidemment nécessaire pour renforcer la résilience de notre société face à ce type de situations mais, elle également nécessaire pour faire face à tous les types de risque majeur comme l’ouragan Irma l’a dramatiquement montré.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

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