Intervention d’Anne Reveyrand concernant le Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE)

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Intervention de Anne Reveyrand

Conseil de la métropole du 22 janvier 2018

Merci Monsieur le Président,

Monsieur le Président, chers collègues,

Quelques mots pour dire que nous sommes ravis de ce rapport, non pas parce qu’il concerne des habitations du territoire villeurbannais mais parce qu’il répond à une demande émise depuis longtemps dans cet hémicycle. En effet, encore en mars 2017, lors de la présentation du Plan Bruit de la Métropole, j’avais souligné le fait que les voies ex-départementales devaient pouvoir bénéficier des mesures de ce plan.

Le bruit est, on le sait aujourd’hui, source de stress, voire même de dépression, facteur de pathologies plus graves comme les maladies cardiovasculaires et des troubles endocriniens à l’origine de surpoids et de diabète. Longtemps absente des études, l’analyse économique et financière des impacts sur la santé des choix urbains se multiplie, en particulier celle sur le bruit en ville, et non pas celle des pics de bruits mais du bruit de fond, sujet de ce rapport.

Le bruit est inégalitaire. Il n’y a bien souvent que les populations en fragilité sociale qui se sont vues, au cours du temps, offrir des logements le long de telles voies. Elles n’ont pas le choix. Logement créé là ou voirie créée là… la question est un  peu la même.

Les murs anti-bruit des années 1970 semblent insuffisants à proposer une qualité de vie aux habitants en directe proximité avec les voies rapides. D’autant que nos valeurs limites sont loin de celles de l’OMS (à 50  décibels) sur ce point.

Les sujets de travail sont multiples : dispositifs sur le bâti en lien avec la rénovation thermique des bâtiments, nouveaux revêtements de voies, nouveaux pneus (Acoucité travaille actuellement sur de tels sujets avec la société Michelin),  écrans acoustiques innovants (permettant aussi de limiter l’effet des polluants de l’air que l’on propose de mettre en œuvre en bordure de la D 434 avec des financements du Programme d’investissement d’avenir « Ville solidaire et durable » ),  et enfin voiries accueillantes permettant une circulation apaisée et une mobilité active (marche ou vélo) répondront à cet objectif de réduction du bruit.

Je pense qu’à l’avenir, cette question du bruit sera un peu plus présente dans nos budgets, quand on aura pris la bonne mesure du poids du bruit sur la santé. Encore une fois, il nous faut faire de la santé environnementale une priorité politique partagée.

Je vous remercie de votre attention.

Le groupe La Métropole autrement votera bien évidemment ce rapport.

via 2018

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