Intervention de Jean-Paul Bret concernant le projet Anneau des Sciences

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Intervention de Jean-Paul Bret

Conseil de la métropole du 22 janvier 2018

Monsieur le Président, Mesdames, messieurs,

Cette délibération est tout à fait opportune.

Lors du dernier Conseil, notre groupe regrettait la discrétion de l’Anneau des Sciences dans la présentation du calendrier du déclassement de l’A6/A7.

Cette discrétion était doublement surprenante puisque la réalisation de l’Anneau des Sciences est toujours présentée comme nécessaire à la réussite du déclassement et qu’il s’agit de loin de l’infrastructure la plus coûteuse.

D’ailleurs, j’ai eu la curiosité de me replonger dans d’anciens documents de la Métropole datant de 2013 sur l’Anneau des Sciences. Il s’agissait d’un calendrier de réalisation du projet qui indiquait qu’à l’issue des travaux prévus en 2025 aurait lieu le déclassement de l’A6/A7.

En dépit de cette inversion, nous voyons bien que le défi reste entier.

Le défi c’est bien celui d’un développement équilibré de la Métropole.

A ce titre, notre groupe soutient le projet d’Anneau des Sciences.

Ces objectifs initiaux sont au nombre de trois : décongestionner la circulation automobile à l’ouest de l’agglomération, soulager les centre-villes, renforcer la multimodalité.

Ces 3 objectifs participent du développement global de notre agglomération et c’est pourquoi nous les partageons. La délibération d’aujourd’hui s’inscrit dans la droite ligne de celle du 6 mars 2017 que nous avions votée. Nous soutiendrons donc cette délibération.

Cela étant, notre position n’est pas exempte de vigilance.

Notre principale interrogation est celle du modèle économique du projet. C’est une remarque similaire que nous avons déjà posé pour le grand contournement à l’Est.

Pour l’Anneau des Sciences, si les chiffres varient, c’est bien d’une fourchette de 2 à 3 milliards d’euros dont nous parlons.

Sans financement de l’Etat, nous devrons tourner vers une société concessionnaire. Elle se rattrapera forcément sur un péage.

Comment s’assurer qu’elle ne pratiquera pas des tarifs prohibitifs qui réduiraient son usage et donc son intérêt ?

Nous souhaiterions que les études évoquées se penchent bien sur toutes les hypothèses. Ce débat est d’autant plus crucial que la Ministre des Transports s’interroge ouvertement sur la pertinence des grands projets d’infrastructure.

Il serait aussi souhaitable que cette étude intègre la réflexion sur un péage de transit tel qu’il a été évoqué dans le groupe de travail du 30 novembre dernier sur les grandes infrastructures.

Toutes ces questions montrent bien que malgré le discours dominant sur l’efficacité, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir.

De telles infrastructures nécessitent du temps, des discussions avant de prendre une décision.

C’est pourquoi il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir aux différentes implications, d’attendre les résultats des études, de varier les échelles.

via 2018

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