Intervention de Laura Gandolfi concernant le retrait des protocoles d’accord des plans locaux pluriannuel pour l’insertion et l’emploi du territoire

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Intervention de Laura Gandolfi

Conseil métropolitain du 17 septembre 2018

N° 2018-2962 –  Insertion  –  Mise  en œuvre  de  la  subvention  globale  du  Fonds  social  européen  (FSE) pour la période 2017-2020 – 2ème programmation pour l’année 2018 – Avenant technique et ajustement de la programmation pour l’année 2017 – Retrait des protocoles d’accord des plans locaux pluriannuel pour l’insertion  et l’emploi  (PLIE) du territoire – Direction  générale déléguée  au  développement économique, à l’emploi et aux savoirs – Direction de l’insertion et de l’emploi

 

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les élus,

La délibération est relative au retrait des protocoles d’accord des plans locaux pluriannuels pour l’insertion et l’emploi (PLIE) du territoire. Je voudrais faire quelques observations au nom du groupe La Métropole Autrement.

Le premier point concerne la gouvernance des politiques d’insertion. Le GIP comme maison métropolitaine d’emploi a officiellement été constituée ce jeudi 13 septembre. Or, le GIP qui est censée être seulement un outil de la métropole ne connaît pas de pilotage stratégique ou tout du moins les communes n’y sont pas associées ; le PLIE ne se réunira en assemblée plénière qu’en janvier 2019. C’est actuellement un outil sans pilote politique. Il nous parait important que les choix en matière de politique d’insertion soient pris par les élus de la Métropole, et pas uniquement au sein d’une structure externe. C’est la collectivité qui doit assurer le pilotage politique, en tant chef de file de la politique d’insertion. Un bureau du PLIE doit être constitué. Nous souhaitons en connaitre sa composition et ses compétences.

La métropole nous assure qu’elle associe les parties prenantes, concerte et que c’est pour cela qu’elle n’a pas encore adressé toutes les réponses. Certes, mais les formes de concertation ne sont pas satisfaisantes : un mail envoyé au mois de juillet pour toute information, avec une réponse attendue pour le 15 septembre sur des questions posées depuis des mois.

De plus, les parts des communes dans la prise de décision au sein du GIP doivent refléter au mieux les parts de prises en charge des populations. Enfin, les communes, qui sont des acteurs incontournables des politiques d’insertion, doivent être associées sur les appels à projets concernant leur territoire.

Le deuxième point concerne la non dénonciation du protocole. Dans la délibération, on peut lire qu’il est « proposé de prendre acte de la fin du protocole du PLIE Uni-Est au 31 décembre 2018 ». L’association UNI-EST ne peut pas dénoncer à elle seule le protocole PLIE. L’ensemble des collectivités, communes et Métropole, doivent dénoncer le protocole. Il est impératif que la Métropole délibère pour dénoncer clairement le protocole PLIE UNI-EST, comme elle le fait pour le PLIE Sud Ouest Emploi.

D’autre part, dans la délibération, on peut lire que la justification de la fin du protocole PIE a été revue. Nous prenons acte de la nouvelle rédaction de la délibération.

Enfin, le dernier point concerne l’avenir des salariés d’UNI-EST. Malgré les engagements de la Métropole, les salariés n’ont reçu ni proposition d’emploi, ni offre de reclassement. La Métropole avait assuré que tous les salariés seraient reçus dans le courant de l’été. Nous sommes le 17 septembre. Il reste certes 5 jours avant le début de l’automne, mais cela paraît un peu court pour que les personnes soit reçues dans les jours à venir ;

Par ailleurs, un jeu étrange se joue entre le nouveau GIP, la direction du plie de Lyon et les personnels de l’association : alors que la métropole assure qu’il n’y aura pas de transfert d’activité entre les anciens Plie et le GIP, les salariés ne sont associés à des groupes de travail ou ils doivent transmettre leur savoir-faire, donner leur process de travail sans aucune certitude d’être repris dans la nouvelle structure. Bref, le savoir-faire et l’expertise d’Uni Est est reconnu, mais pas son personnel qui l’a pourtant mis en œuvre depuis plus de 20 ans. Et à trois mois de la fin des activités d’UNI-EST, les salariés n’ont toujours pas de perspectives.

Ce détricotage d’Uni Est ne doit pas être préjudiciable aux salariés. Malgré ce que les services de la Métropole nous affirme, nous ne sommes pas face à une reprise des certaines activités d’UNI-EST mais bien un transfert d’activité. Personne ne nie que des évolutions institutionnelles n’étaient pas nécessaires, mais la conduite de ces changements doit être revus. La Métropole décide seule. Les salariés ont le droit à de la considération.

Il est donc impératif que la nouvelle structure métropolitaine d’insertion pour l’emploi s’appuie sur les ressources humaines des PLIE. Les salariés doivent avoir des propositions professionnelles au plus vite.

Seul le prononcé fait foi.

 

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